par Alice Bibard — printemps 2024
En lien avec le dispositif Divers[c]ités, j’ai participé au projet de création, d’extension de la Maison des lycéens mené depuis quelques années par le lycée Jean Perrin à Rezé.

Nous sommes le 13 mars 2024, je me rends pour la première fois au Lycée Jean Perrin accompagnée de Bruno Plisson, le représentant du dispositif Divers[c]ités qui suit également le projet. Nous sommes reçus par le chef des travaux du lycée qui me présente les lieux et m’explique l’avancé du projet concernant la création d’une nouvelle MDL au sein du lycée. Nous discutons de mon accompagnement durant le semestre, qui se concentrera sur deux actions distinctes.
La première action, s’est déroulée sous forme d’ateliers chaque mardi, une partie de la matinée avec les lycéens préparant le Baccalauréat Technologique STI2D et les élèves en filière générale spécialité Arts Plastiques. Seize lycéen(e)s, tous volontaires. Il me semble important de le préciser, car l’opportunité de mélanger, d’échanger entre différentes filières avec des élèves volontaires et dynamique a été une grande richesse lors des ateliers. J’ai également été en compagnie de deux enseignants qui soutiennent le projet depuis le début. Durant ces semaines, le lieu de rencontre varie en fonction des utilités même si c’est fréquemment la salle d’arts plastiques qui est choisi de par les matériaux et outils mis à disposition.
Notre mission a été de faire évoluer le projet déjà engagé par les lycéen(e)s des années précédentes qui ont défini la forme (dodécaèdre à face pentagonale) et le matériau structurel (le métal) ; dans le but d’échanger et mettre à contribution les lycéen(e)s en filière professionnelle de chaudronnerie. Le but étant d’imaginer un principe constructif, qui traverse les échelles. À l’aide du travail réalisé en amont, les nouveaux volontaires en classe de terminales ont imaginé par groupes de trois étudiants des systèmes d’assemblages, de stabilité et d’accès. Pour cela, ils ont multiplié les modes de représentation telle que le dessin et la maquette. Par la suite, j’ai organisé une rencontre avec l’enseignant de chaudronnerie du lycée pour que chaque groupe présente son projet et sache leurs viabilités ainsi que leurs complexités. Deux propositions ont par la suite été privilégiées.
La seconde action concerne un workshop de deux journées proposé aux lycéens des deux filières évoqués précédemment cette fois-ci en classe de première. Le but étant de partir du travail effectué en atelier par les groupes de terminales en les testant sous forme de prototypes, maquettes 3D, simulations 3D et donc s’initier aux outils.
Mon accompagnement tout au long de ces missions a été une vraie révélation sur le monde de l’enseignement. Les ateliers m’ont permis d’échanger, de conseiller les lycéens, mais également de m’instruire personnellement. Cette expérience a demandé une grande capacité de médiation et de communication orale qui a développé chez moi un esprit d’initiative face à des situations inédites.