par Raphaël Blanchard – automne 2025
Traverser les études d’architecture en tant que fanfaron. De petit nouveau à vieux, la fanfare des Durs à Cuivre comme expérience de vie en parallèle des études.

La fanfare des Durs à Cuivre existe depuis plus de 15 ans. Elle a vu passer des dizaines d’étudiants en architecture. De leur entrée en première année jusqu’à la fin de leurs études, l’amphi 150 a été rempli tous les jeudis de leurs pouets plus ou moins faux et forts. La fanfare a incarné beaucoup de chose pour chacun : une échappatoire de la dureté des études, un moment de joie où l’on se retrouve entre amis, un moyen d’apprendre à faire de la musique, un cadre qui nous permet aussi d’évoluer en tant que personne, ou bien tout en même temps.
J’ai d’abord commencé en tant que musicien. La prise en main d’un nouvel instrument, apprendre à en jouer, rencontrer de nouvelles personnes et entrer dans un monde que je ne connaissais pas ont rythmé mes premières années. Alors que je sortais tout juste du Bac, j’ai été propulsé dans un monde de fourrures et de leggings dorés. On apprend à avoir confiance en soi, à ne pas craindre le ridicule et à essayer. La timidité qu’on éprouve au début est vite remplacée par l’euphorie de la participation à quelque chose d’aussi merveilleux.
J’ai rejoint cette grande bande de copains dès ma première année et ai assumé ce double rôle d’étudiant-fanfaron. C’est une association avec un engagement qui peut être à géométrie variables. J’ai pu l’expérimenter moi-même en assumant au cours de toutes ces années différents rôles. De simple musicien à vieux en passant par Chef ou Trésorier, cela permet de découvrir une multitude de manières de s’engager, et selon les situations de développer des compétences relevant de chacune.
Le périple au sein du bureau s’est terminé en endossant le rôle de trésorier. C’est un volet plus administratif qui s’est ouvert. En effet, même si la fanfare est une association de musique, il y a tout une structure administrative qui lui permet de tenir et d’exister. Le bureau en a la charge en répondant à des contrats, en faisant des demandes de subventions et plein d’autres tâches. Dans tout cela, le trésorier prend en charge les dépenses et la bonne tenue des comptes. Néanmoins, le bureau se partage les tâches et chacun endosse un rôle polyvalent dans ce noyau organisateur.
J’ai ensuite mis un pied dans le bureau de l’association en devenant chef, celui qui dirige les répétitions, ramène les fanfarons au calme et choisis les morceaux. Le chef sait écouter et se faire écouter, pour faire travailler les fanfarons qui se dissipent très facilement. En tant que chef, on développe une responsabilité par rapport à la fanfare, c’est un rôle qui prend une dimension pédagogique, notamment quand il s’agit d’enseigner aux jeunes fanfarons.
Le périple au sein du bureau s’est terminé en endossant le rôle de trésorier. C’est un volet plus administratif qui s’est ouvert. En effet, même si la fanfare est une association de musique, il y a tout une structure administrative qui lui permet de tenir et d’exister. Le bureau en a la charge en répondant à des contrats, en faisant des demandes de subventions et plein d’autres tâches. Dans tout cela, le trésorier prend en charge les dépenses et la bonne tenue des comptes. Néanmoins, le bureau se partage les tâches et chacun endosse un rôle polyvalent dans ce noyau organisateur.
Le mandat de trésorier arrivé à son terme, se pose la question du futur. Comment continuer à s’engager dans les Durs à Cuivre ? La réponse est toute trouvée : en devenant un vieux. Le vieux est défini comme un fanfaron expérimenté ne craignant plus de porter fièrement son legging doré ni de faire quelques fausses notes. C’est un sage fanfaron transmettant aux Nouveaux les traditions du Fanfaristan (terre d’origine du fanfaron). Le vieux aide et répond aux questions des plus jeunes pour les aider dans leur périple au sein de la fanfare..